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🇺🇬Uganda

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Aperçu climatique

L'Ouganda (241.038 km²) chevauche l'équateur à 4°S–1°N, 29°–35°E à travers le plateau d'Afrique de l'Est et le bassin du lac Victoria, formant l'une des nations africaines les plus diverses climatiquement avec des microclimats extraordinaires façonnés par l'altitude, la proximité des Grands Lacs et la zone de convergence équatoriale.

Le climat équatorial tropical (Köppen Af/Aw) domine, caractérisé par des pics de précipitations bimodaux en mars–mai et septembre–novembre, des températures chaudes toute l'année (18–28°C) modérées par l'altitude, et une humidité élevée maintenue par l'évaporation massive du lac Victoria (68.800 km², le deuxième plus grand lac d'eau douce du monde).

Les basses terres centrales et méridionales entourant le lac Victoria (1.134 m d'altitude) reçoivent 1.200–1.500 mm de précipitations annuelles, soutenant une agroforesterie luxuriante de bananes-café et des zones humides denses de papyrus qui filtrent le ruissellement et rechargent les aquifères.

Les montagnes Rwenzori occidentales (s'élevant à 5.109 m au pic Margherita sur le mont Stanley) créent des précipitations orographiques dramatiques dépassant 2.500 mm annuellement sur les pentes au vent, soutenant des forêts de nuages montagnards, des zones de bambous et les derniers glaciers équatoriaux d'Afrique—maintenant en voie de disparition rapide, avec une couverture de glace rétrécissant de 6,5 km² en 1906 à moins de 0,5 km² en 2020 et les scientifiques prévoyant une perte complète dans une décennie alors que les températures croissantes entraînent une fonte accélérée.

La région nord-est du Karamoja présente une savane semi-aride (400–800 mm de pluie) avec des saisons sèches prononcées et une vulnérabilité récurrente à la sécheresse. L'économie agricole de l'Ouganda, employant plus de 70% de la population et générant 24% du PIB grâce au café, au thé, au coton et aux cultures de subsistance, fait face à un risque climatique aigu dû aux changements de régimes pluviaux, à l'intensification des sécheresses et inondations, à la perte de sources d'eau glaciaire et aux orages explosifs du lac Victoria qui menacent de plus en plus les communautés de pêcheurs et les infrastructures riveraines.

Kampala (capitale, 0,3°N, altitude 1.190 m sur la rive nord du lac Victoria) illustre le climat des hautes terres équatoriales, affichant en moyenne 21°C toute l'année avec une variation saisonnière de température minimale mais des précipitations bimodales prononcées totalisant environ 1.290 mm annuellement, culminant pendant les longues pluies de mars–mai et les courtes pluies d'octobre–novembre.

L'Ouganda a connu des aléas hydrologiques, météorologiques et géologiques récurrents depuis 2010. Les niveaux du lac Victoria se sont élevés à un record de 13,42 m en mai 2020, le plus élevé depuis le début des enregistrements en 1896, après des précipitations soutenues supérieures à la moyenne.

Cet événement a affecté plus de 200 km² de rivage lacustre, déplacé 300.000 personnes, submergé des parties de Kampala, endommagé l'infrastructure de Port Bell et détruit des sites de pêche. Une sévère sécheresse de 2016–2017 a réduit les précipitations dans les régions orientales et septentrionales, abaissant les rendements de maïs et de sorgho de 26% au niveau national, créant une insécurité alimentaire aiguë pour 1,4 million de personnes et des pertes de bétail dépassant 40%.

Les glissements de terrain sur le Mont Elgon se sont produits de manière récurrente : janvier 2010 (plus de 100 morts, 8.000 déplacés), octobre 2018 (51 tués) et mai 2024 (plus de 30 tués), causés par des pluies extrêmes sur des sols volcaniques instables combinées avec la pression foncière et une gestion inadéquate.

Les orages du lac Victoria se sont intensifiés depuis 2010, la fréquence doublant, les vents dépassant les 100 km/h, les vagues dépassant 5 m et des centaines de décès annuels liés à la pêche, attribués à l'augmentation des températures du lac (hausse de 0,9°C depuis 1960).

Notre archive couvre 1 villes ougandaises avec des données quotidiennes de réanalyse ERA5 remontant à 1940. Les moyennes de juillet les plus chaudes s'observent à Kampala, autour de 23.6°C, tandis que Kampala enregistre les nuits de janvier les plus froides, près de 19.7°C. En comparant la dernière décennie à la période de référence 1940–1970, la température moyenne de ces villes a augmenté d'environ 1.5°C.

Sources:Uganda National Meteorological Authority (UNMA) - Climate Data and AnalysisUganda - Climate Change Knowledge PortalClimate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability - Africa (Chapter 9)Lake Victoria water levels reach record high in 2020Disappearing glaciers of the Rwenzori Mountains

Comment le climat a évolué à Uganda

Moyenne sur 1 ville avec couverture ERA5 complète — référence 1940–1970 face à la dernière décennie (2016–2025).

+1,5°Cplus chaud que la référence 1940–1970
Température moyenne annuelle
21,1°C22,6°C
Jours au-dessus de 30°C par an
0 jours0 jours+0
Jours de gel par an
0 jours0 jours+0
Nuits tropicales (≥20°C) par an
29 nuits229 nuits+200

Anomalies du moment

Tiré d'un instantané horaire des plus grandes villes du monde. Moyenne quotidienne d'aujourd'hui comparée à la moyenne à long terme de chaque ville pour la même date (climatologie ERA5, depuis 1940). 30 derniers jours : moyenne quotidienne glissante de chaque ville face à sa normale mensuelle. Pas un classement mondial.

30 derniers jours vs normalemoyenne glissante sur 30 jours

Plus chaud que d'habitude

Plus froid que d'habitude

Plus chaudes à Uganda en ce moment

Plus fraîches à Uganda en ce moment

Tiré d'un instantané horaire des plus grandes villes du monde. Pas un classement mondial.

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